Le groupe

Blow est un groupe de jazz existant depuis 2006 en Nouvelle-Calédonie. Vous trouverez sur ce site toutes les informations utiles sur son histoire, ses membres et ses dates de concert. Utilisez le menu de gauche pour vous promener sur le site !( Merci à Luc Deborde pour les interviews et la rédaction)

La naissance de Blow

avec Larry Ransome

Le groupe Blow prend naissance en 2006 au moment ou Marc est repris par l’envie de remonter un quartet et de rejouer des standards du jazz. La hasard des rencontres et des affinités détermine la formation de départ : Stephane Rénier en est le premier batteur puis Steven Manry prend la suite,il a été remplacé quelques mois par Larry Ransome batteur américain de passage sur le caillou.  Franck, pianiste quitte le caillou en 2010 et c’est Philippe Balland qui le remplace aujourd’hui.
Shinji Yamada, contrebassiste, est quant à lui toujours fidèle au poste depuis le début du groupe; parti pour un an à Paris il est remplacé en 2013 par Jérome Marchand.

Son répertoire

Le répertoire comporte du jazz, du blues, de la bossa-nova et du latin-jazz. Il est constitué de standards connus, de compositions de grands musiciens des années 60 : Herbie Hancock, John Coltrane, Thelonious Monk, entre autres.unnamed

Depuis 2010 quelques compositions des membres du groupe sont également jouées.

Sur le choix du répertoire, Marc le leader du groupe explique :

« l’essentiel est d’avoir un répertoire varié et surtout des morceaux qui soient de bons prétextes à l’improvisation et au jeu de groupe; de sorte que l’écoute, l’énergie circule bien entre nous…. et avec le public ! Le plus important, à mon avis, est la façon dont on joue, bien plus que ce que l’on joue. Blow est de plus en plus généreux sur scène et c’est pour moi l’essentiel. »

Depuis 2010, le groupe se produit environ 3 fois par mois. Ses scènes de prédilections sont les « 3 Brasseurs« , le Deck-Royal Téra  » et le « MV Lounge ».

Blow se produit également en soirées privées. N’hésitez pas à contacter Marc pour tout renseignement au 43 19 20 ou par mail: frangeul@lagoon.nc

Histoire et membres du groupe Blow

Le groupe de jazz « Blow » s’est constitué à Nouméa en 2006. Il comprenait à l’origine :

  • Marc Frangeul au sax
  • Stéphane Rénier, puis Steven Manry à la batterie
  • Franck Lefort au piano
  • Shinji Yamada à la contrebasse

Sa composition actuelle est la suivante :

  • Marc Frangeul au sax
  • Steven Manry à la batterie depuis 2010
  • Philippe Balland au piano depuis 2010
  • Shinji Yamada à la contrebasse

Contacts

N’hésitez pas à contacter :

    • Marc Frangeul pour des informations sur le groupe et ses dates de concert au 43 19 20 ou par mail: frangeul@lagoon.nc

 

Marc Frangeul ( Saxophone )marc-3b-dec2010

Du funk/rock vers le jazz

Né en 1959 à Rennes, il s’initie au saxophone à l’âge de 19 ans en suivant les cours de Modeste Ratsimandresy, un excellent musicien malgache installé en Bretagne.
Son intérêt va d’abord vers le rock et le funk. La scène rennaise est alors en pleine émulation, les petits groupes ne manquent pas et sont souvent d’un bon niveau. Il participe à différentes petites formations, tandis que ses aspirations s’oriente peu à peu vers le jazz à l’écoute de Monk, Coltrane, Blakey…
Etudiant en histoire, il s’inscrit en fac de musicologie tout en continuant à travailler le sax en autodidacte et à jouer avec differentes formations. Ses études lui donnent l’occasion de rencontrer Franck Lefort, pianiste, qui deviendra son ami de toujours et avec il se lance dans l’aventure de « DILEM », un groupe de Rock-Funk de 8 musiciens, pourvu d’une section de cuivres qui deviendra quasi légendaire (au nord de la Loire !)

Vers le statut de professionnel

Cette experience très importante lui permet de participer à de nombreux concerts pendant 3 ans et lui donne l’envie de devenir professionnel.Il acquiert alors le statut d’intermittent du spectacle, jouant du rock comme du jazz et continue le circuit des concerts tout en participant à des scéances en studio ou en accompagnants des chanteurs et des orchestres de bal.
Il obtient une bourse pour une formation professionnelle au CIM (une école de Jazz parisienne) et s’installe alors pour 6 ans à Paris où il rencontre de nombreux musiciens de Jazz et forme son mon premier quartet. Les concerts se poursuivent à Paris, en région parisienne et dans le sud de la France.
En 94 il rejoint Franck Lefort installé en Calédonie, s’y installe et devient professeur de Musique en collège en 1997. Il obtient son Capès en 2002.
Il y collabore désormais avec les groupes locaux Jazz’tic, Saxocombo,…. et surtout French Connection sur des chansons françaises arrangées pour le Jazz et l’impro par Franck Lefort.

Matériel :

Sax tenor: Conn 10M « Naked Lady » doré de 1946

  • Bec: Benjamin Allen 10E ouverture 6
  • Anches: Rigotti Gold,force 4

Sax soprano: Selmer série 2

  • Bec : Selmer super session,ouverture G
  • Anches : Vandoren classiques, force 3

Contact:

N’hésitez pas à contacter Marc Frangeul pour des informations sur le groupe Blow et ses dates de concert :

Philippe Balland (piano)philippe-portrait

« Enfant, je rêvais d’être pianiste sur un bateau« 

De nombreux enfants rêvent de devenir footballeurs ou policier. Le rêve de Philippe, né à Oyonnax (France) le 15/03/79 est de devenir pianiste sur un bateau. Il n’est pourtant pas issu d’une famille de musiciens. Allez savoir d’où lui vient cette lubbie. Quand il a l’occasion de voir un concert musical à la télévision, son attention est toujours braquée vers ce pianiste, un peu à part, sur le côté de l’orchestre, dont il aimerait bien prendre la place un jour.

Sa passion est sans doute convaincante car il lui suffit d’une bonne crise de larmes pour décider ses parents à lui acheter un piano. C’est ainsi qu’à l’âge de 9 ans, il commence ses études de musique classique au conservatoire de sa ville natale. Son professeur, Pierre Raucaz, est lui aussi un grand passionné. Il sait entretenir et développer le talent naissant de Philippe et le convainc définitivement de suivre sa vocation.

Alors qu’il entame des études scientifiques, les goûts musicaux de Philippe s’oriente progressivement vers le jazz qu’il découvre de façon chronologique, de Fats Waller à Winton Kelly, en passant par Hank Jones et Red Garland. Puis sa culture s’étend aux musiciens plus récents tels que Kenny Barron, Richie Beirach, Andy LaVerne et Brad Mahldau.

« Les choses sérieuses ont commencé à Lyon« 

A 24 ans, Philippe se dit qu’il est temps de s’engager à fond dans sa passion et il s’installe à Lyon, la « Grande Ville » qui bénéficie d’un excellent conservatoire. Il y devient l’élève de Mario Stantchev, professeur et pianiste trés réputé.

Il remporte une médaille d’or en harmonie du jazz, une autre en histoire du jazz et devient titulaire d’une licence en musicologie tandis que son style, inspiré des plus grands musiciens de l’histoire du jazz, s’affirme et se confirme. Devenu « musicien accompli » selon son professeur, il est alors repéré par le Directeur du conservatoire de musique de Nouméa qui le fait venir en Nouvelle-Calédonie en 2008.

Nouméa, l’amour, Blow et Sunny Side

Philippe enseigne durant un an au conservatoire de Nouméa avant de devenir professeur au collège de Koutio. Il y fera la connaissance de Marc Frangeul, l’un de ses collègues, au moment où le groupe Blow cherche à pallier au départ de son ancien pianiste. Le courant passe immédiatement et Philippe intègre cette formation avec un immense plaisir : « Je suis enchanté, aussi bien sur le plan musical que sur le plan humain. Le fait de jouer en formation me semble être l’aboutissement naturel pour tout musicien et comme ce groupe s’oriente surtout vers le jazz moderne, ça complète ma palette de jeu. Parmi mes différents projets en Nouvelle-Calédonie, Blow est vraiment la formation qui m’intéresse le plus car je m’y retrouve complètement. Marc est un leader formidable et je suis ravi que le groupe multiplie ses concerts depuis 2010. »

A Nouméa, Philippe a également rencontré l’amour et il ne compte pas quitter le caillou dont il adore les gens et les paysages. Début 2009, il a créé avec Olivier Helly, « Sunny Side », un duo qui se produit au Roof, au  Méridien, à l’Art Café et dans les hôtels du Nord et joue essentiellement les grands standards de jazz.

Interview

Q : Tu aimes ta vie de pianiste ?

R : J’adore. La plus grande difficulté consiste à démarcher et convaincre les directeurs d’hotels et de restaurant du « plus » que peuvent leur apporter des musiciens live. Mais en calédonie, on a la chance d’être assez bien reçus. La vie de pianiste demande de la rigueur et de la maîtrise de soi, on doit le respect aux anciens du jazz et on a soi-même une image à faire respecter. Mais cette vie apporte une grande liberté et une belle indépendance.

Ce qui compte, c’est d’avoir la volonté d’être toujours à la hauteur, de donner le meilleur de soi-même, quels que soient l’endroit, les conditions et les spectateurs. En tant que musiciens, on est des marginaux et ça n’est pas toujours forcément évident. Ca crée des doutes, il arrive qu’on se sente seuls. Mes parents me voyaient un peu comme une bête curieuse. La première fois que j’ai rencontré des gens comme moi, c’était au conservatoire de Lyon. Il m’a fallu pas mal de volonté pour garder confiance en moi et croire en mes possibilités, surtout que quand on commence, cette activité est difficilement rentable. Mais ce qui pouvait peut-être passer pour de la prétention à un moment donné est finalement devenu une réalité et je me dis que j’avais bien raison d’y croire.

Q : Tu es aujourd’hui l’un des rares pianistes professionnels en Nouvelle-Calédonie. Comment ça se passe ?

R : Plutôt bien. Nous sommes en effet peu nombreux et il y a encore beaucoup à faire en matière de jazz en Nouvelle-Calédonie. C’est trés stimulant. Les hôtels et restaurants calédoniens jouent le jeu de façon admirable, bien plus qu’en métropole où la plupart des établissement se contente de passer des disques. C’est une chance, parceque le Pays manque quand même cruellement de salles de concert. Il y a l’école de musique, bien entendu, mais elle ne propose pas de concerts gratuits comme le font de nombreux conservatoires en France. Ca reste un peu élitiste et c’est dommage.

Q : Et le théâtre de poche ?

R : Trés sympathique et convivial. Il lui manque un piano à queue pour que ce soit parfait.

Q : Quels sont tes projets ?

R : Ma vie va rester centrée autour du piano. J’espère simplement que je jouerais de mieux en mieux sans avoir trop changé pour le reste. Je suis plutôt quelqu’un de tranquille et de casanier et dans la mesure où ma vie actuelle est proche de la perfection, je ne compte pas y changer grand chose. J’ai quand même un projet de disque pour 2013 !

Q : Pourquoi faire un disque ?

R : C’est un moyen de se situer dans son parcours musical et professionnel. Je compose depuis toujours, c’est quelque chose qui est pour moi indissociable du métier de musicien. Je joue ces compositions depuis plusieurs années, mais comme les nouvelles remplacent naturellement les anciennes, je finis par en perdre la plupart. Ce disque sera l’occasion de garder une trâce de certaines d’entre elles et de ma façon de jouer à un moment donné. A 31 ans, je pense que j’ai le bon âge pour ça. Un disque, c’est aussi une belle carte de visite. Ca pourra peut-être me faciliter des opportunités pour plus tard.

Contacts

 

Shinji Yamada (contrebasse)shinji

Du rock vers le jazz

Shinji est né à Osaka, au Japon, en 1959. Jusqu’au lycée, il se distingue peu de tous les jeunes de sa génération, écoutant essentiellement du rock et s’initiant à la guitare folk et à la guitare électrique.

Mais avec l’adolescence, ses goûts musicaux évoluent peu à peu vers le jazz et Shinji constate son attirance de plus en plus forte vers les instruments de basse. Il sent que c’est là que se trouve sa place : dans ces lignes profondes qui structurent le morceau fouillent les entrailles mais que peu de gens savent vraiment distinguer.

 

La plupart de musiciens auraient naturellement évolué de la guitare à six cordes vers la guitare basse électrique classique puis vers la fretless avant d’aboutir éventuellement à la contrebasse. Shinji a suivi le parcours exactement inverse : basculant directement de la guitare à six corde vers la contrebasse, il ne s’est initié que ces dernières années à la fretless puis à la basse frettée.

 

La contrebasse partage avec le violon une difficulté que présentent peu d’instruments : seule l’oreille et l’expérience du musicien permettent de garantir la justesse de la note. On peut ajouter que l’art de la basse est un exercice particulièrement difficile dans la jazz et encore plus dans l’improvisation de jazz.

Ces difficultés n’ont pas rebuté Shinji car elles ont selon lui une contrepartie : « une immense liberté de création et la sensation d’agir au coeur même de la musique« .

Shinji développe son art au sein des groupes que comporte toute université japonaise digne de ce nom mais doit interrompre sa pratique brutalement lors de son arrivée dans le monde du travail : « on travaille énormément au japon et il n’était pas possible de dégager suffisamment de temps pour continuer à répéter. »

L’arrivée à Nouméa

Quand une société de pêche lui propose de partir pour la Nouvelle-Calédonie en 1986, il saisit l’occasion et retrouve la possibilité de s’adonner à la musique. Il se marie peu de temps aprés et commence à jouer en 1988 avec Bruno Zanchetta, Gilbert André et Jacky Salmon dans la formation de jazz la plus célèbre de l’époque sur le Territoire.

Il fonde le groupe Jinengo aux environs de 1994 avec Denis Tsutsui (batteur), Eric Jabéa (saxo) et Kiki (guitariste). Cette formation pratique un jazz électronique tirant sur la funk et permet à Shinji d’exercer une autre facette de ses talents.

En 1996, il fonde « Body & Soul » pour vibrer encore sur d’autres fréquences. Il s’agit d’un groupe de musique brésilienne (bossa-nova, samba, etc.) auquel participe d’abord Eric Jabéa (saxo) en duo, puis Bruno Josué à la batterie et François Laroque à la guitare et au chant.

En 2006, il rejoint la formation « Blow » et renoue avec un jazz plus classique.

« J’éprouve un trés grand plaisir à pratiquer ces différents styles de musique et en toute honnêteté, il m’est impossible de dire lequel je préfère : les sensations sont trop différentes, je ne peux pas faire de comparaison. »

L’interview

Q : Comment parviens-tu à concilier ta vie privée et ta vie de musicien ?

R : Mes deux enfants, nés sur le Caillou poursuivent des études à Lyon. Depuis 1995, je suis coordinateur pour les groupes de journalistes japonais en déplacement sur le Territoire. Ce travail m’occupe beaucoup, mais seulement pendant certaines périodes. Je m’organise pour être complètement disponible pendant ces périodes, quitte à me faire remplacer par d’autres musiciens quand certaines dates de concerts ne peuvent être adaptées à mes obligations. Le reste du temps, je suis trés libre et je peux pratiquer ma musique sans que cela ne soit trop lourd au niveau personnel.

Q : Que recherches-tu à travers tes activités musicales ?

R : Le partage de bons moments avec des copains. Pour moi, la musique n’est pas un art qui s’inscrit dans le temps, c’est quelque chose qui s’envole. Qu’importe si je ne parviens pas toujours à être absolument parfait dans mon jeu. C’est l’intensité du moment qui compte. Jouer me lave de mes préoccupations quotidiennes et me donne le sentiment d’être vivant. Ca me procure une joie intense. Je n’aime pas m’enregistrer pour me ré-écouter. C’est comme si la vie avait disparu de ma musique : le moment qu’on écoute est déjà passé et n’a plus d’intérêt. On ne peut pas retourner en arrière, le sentiment de partage n’est plus là.

Q : As-tu envisagé de faire de la musique ton métier principal ?

R : Jamais. Je préfère que cela reste une activité libre sans aucune pression, sans même avoir besoin à tout prix que le public soit nombreux. Pour moi, c’est le plaisir du partage qui compte avant tout.

Q : Qu’est-ce que le rôle de bassiste a de particulier ?

R : La basse n’est pas un instrument qui se joue en solo. Ou alors il s’agit de démonstration de virtuosité qui ne présentent pas un grand intérêt à mes yeux. Je suis condamné à jouer en groupe, dans le contexte d’un partage entre musiciens et c’est trés bien comme ça. La basse assure la stabilité du morceau. Elle lui donne du coeur et de la profondeur et j’adore jouer ce rôle là.

Ses instruments :

  • Contrebasse électrique Yamaha SLB 100
  • Basse Fletless Fender Pression
  • Guitare basse Bacchus

Ses références musicales

Par styles :

  • Jazz-rock : Weather Report
  • Musique brésilienne : Dori Caymmi
  • Jazz : Miles Davis, Charly Mingus

Bassistes :

Jaco Pastorius, Paul Jackson, Niels Pedelsen, Will Lee, Avishai Cohen

Contact

Pour contacter Shinji, adressez-vous au leader du groupe Blow :

  • Marc Frangeul – 43 19 20.

 

Steven Manry (batterie)steven2

 

Steven, né en 1990 est encore un tout jeune batteur. Mais la valeur n’attend pas le nombre des années ! Issu d’une famille de musicien, il pratique la batterie depuis l’âge de 12 ans.

Il a suivi une formation à l’école de musique pendant 2 ans et joue actuellement dans plusieurs formations calédoniennes : Mya, Michel Bénébig, Karl Ornegrine, Shanna Stevens Trio, JinenJo, Baraka…, mais il trouve encore le temps de jouer les remplaçants dans d’autres groupes. Il a par exemple participé à la formation Blow en 2009 et 2010.

Il ne se cantonne pas au jazz pur « ce qui compte, c’est la musicalité et le feeling du groupe« .

Ses instruments

  • Batterie TAMA Swing Star.14“ 12“ 13“ 16“ ou  MAPEX Serie M 14“ 8“ 10“ 12“ 14“
  • Son set de cymbales est trés variés. Pour Blow il utilise surtout  la marque Zildjian et Istanbul.

Contacts :

  • E-mail :  steven_m011@hotmail.com
  • Téléphone portable :  948146
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